Selon le président du comité d’organisation, Oumar Sall, durant ces journées, il conviendrait de faire l’état de l’évolution des mathématiques dans certains domaines. Les résultats de cette science des grandeurs mesurables devraient être présentés également à l’occasion. « Il faudrait échanger aussi avec les professeurs de mathématiques du moyen secondaire afin de briser le corset qui enserre l’université au point de l’éloigner de son principal pourvoyeur. » Ces journées devraient favoriser également le contact direct entre l’université de Ziguinchor et d’autres centres d’excellence ainsi que son ouverture sur le monde extérieur « afin de répondre à la demande croissante d’échanges et de recherches en coopération. » Les autres attentes de cette rencontre scientifique sont de connaître les différents réseaux mathématiques existant actuellement en Afrique, d’étudier les moyens de collaboration entre l’Union mathématique africaine et certains réseaux mathématiques.
L’on discutera aussi des possibilités de la mise sur pied des masters de recherche et d’une école doctorale à l’université de Ziguinchor. « Nous souhaitons également collaborer avec les institutions ici présentes (Unicef, Word-Education, etc.), afin d’examiner les modalités d’intervention de l’université dans les autres secteurs du système éducatif », a indiqué Oumar Sall.
Le recteur de l’Université, le Pr. Amadou Tidiane Bâ, au nom du ministre, a rendu un vibrant hommage au public « pour sa disponibilité, sa sollicitude et son soutien continu et constant pour notre université. » Selon M. Bâ, toute la communauté universitaire de Ziguinchor reconnaît la grande écoute du Pr. Moustapha Sourang, son ouverture d’esprit et les immenses efforts qu’il est en train de développer pour faire de cette université « un pôle des savoirs à la disposition du développement. »
De nombreuses sommités scientifiques participent à ces premières journées de Mathématiques qui se terminent vendredi. Les délégations sont venues d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, des universités nationales (Ucad, Ugb et Thiès) et du Cur de Bambey. On note aussi la présence de Mme la Secrétaire générale de l’Union mathématique africaine.
Susciter des vocations pour les sciences
Le Pr. Amadou Tidiane Bâ appelle à l’éveil de plus de vocations pour les sciences. A l’en croire, près de 70 % des bacheliers sont des littéraires. « Ce qui donne, au niveau de l’enseignement supérieur, une forme bancale pour utiliser une métaphore euphémique ». Son vœu est de susciter l’éveil d’un plus grand nombre de vocations pour les sciences, en général et pour les mathématiques, en particulier.
Moussa SADIO